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Homo sapiens


Homo sapiens est une espèce de primate et le seul membre actuel du genre Homo. On désigne l'espèce entière comme humanité, et on peut employer Homme (avec une majuscule) pour parler des caractères généraux des humains. Tous les êtres humains d'aujourd'hui appartiennent à une seule espèce. Sa subdivision en races est controversée (voir race humaine).


Homo Sapiens
Image:Humains nu.png
Image d'un homme et d'une femme,
embarquée sur le vaisseau Pioneer 11.
(image du domaine public)
Classification scientifique
Règne : Animalia
Embranchement,phylum : Chordata
Sous Embranchement,subphylum : Vertebrata
Classe : Mammalia
Ordre : Primates
Famille : Hominidae
Genre : Homo
Espèce : sapiens
Binomial name
Homo sapiens

Linné, 1758

Pour la biologie, les espèces les plus proches de l'humain aujourd'hui, sur le plan de l'évolution sont les deux espèces de chimpanzé, Pan Troglodytes, le chimpanzé commun, et Pan paniscus, le bonobo ainsi que, à un degré moindre, le gorille et l'orang-outan.

Le génome des humains ne diffère que de 0,27 % de celui des chimpanzés, de 0,65 % de celui des gorilles. Ces chiffres conduisent à estimer que notre lignée s'est séparée de celle des chimpanzés il y a environ cinq millions d'années, et des gorilles il y a environ sept millions d'années.
La découverte récente d'un crâne d'hominidé dont l'âge est estimé à sept millions d'années environ, et dont les caractéristiques sensiblement diffèrentes de celles des singes suggèrent cependant une séparation antérieure des deux lignées.

Certains scientifiques défendent le rattachement des chimpanzés et peut-être des gorilles au genre Homo, mais ce point de vue est très minoritaire.

Plusieurs groupes religieux font du négationisme de la théorie de l'évolution, et plus particulièrement celle de l'homme, à partir d'un ancêtre commun avec les singes.

Sommaire

Caractéristiques physiques

L'évolution vers Homo sapiens se caractérise par les éléments suivants:

Comment ces éléments sont reliés ? Quels ont pu être leur valeur adaptative, et leur rôle dans l'apparition de notre organisation sociale complexe et notre culture ? C'est encore sujet à débat parmi les anthropologues.

La taille moyenne des hommes aujourd'hui en France est de 1,75 m, celle des femmes de 1,62 m, pour des poids respectifs moyens de 75 et 61 kg. Les données individuelles sont très variables autour de ces moyennes, avec une forte influence de facteurs environnementaux, comportements, et régimes nutritionnels. Les moyennes elles-mêmes varient beaucoup selon les populations et les époques.

Les jeunes naissent avec un poids autour de 3 kg et une taille d'environ 50 à 60 cm, après une gestation de neuf mois. Totalement dépendants à la naissance, leur croissance dure plusieurs années, la maturité sexuelle survient entre 12 et 15 ans. La croissance des garçons continue souvent jusque vers 18 ans. L'espérance de vie est très dépendante des conditions matérielles et de la disponibilité de soins médicaux. L'espérance de vie se situe aujourd'hui autour de 75 ans dans les pays les plus riches, elle est inférieure à 40 dans les plus pauvres. On connaît des cas isolés de longévité approchant 120 ans.

Le propre de l'humain ?

Il est très difficile de définir ou distinguer biologiquement ou sociologiquement l'espèce humaine des autres espèces du monde animal. C'est relativement facile de distinguer l'humain d'une autre espèce mais trouver et choisir une ou un ensemble de caractèristiques qui le distingueraient de l'ensemble des autres animaux et cela d'une façon qui serait différente des règles qui permettraient de différencier toute autre espèce animale n'est pas chose aisée.

La pensée, le rêve, la peur, l'intelligence, la souffrance, l'utilisation d'outils, la sociabilité, le travail collaboratif, le suicide ou l'homosexualité entre autres ... sont des caractéristiques humaines qui se retrouvent aussi chez certaines espèces animales.

Selon la plupart des traditions philosophiques ou religieuses, l'être humain est un animal à part, bénéficiant de qualités particulières lui donnant le droit de se considérer comme supérieur aux autres espèces. (Dans le monde chrétien, l'humain est fait à l'image de Dieu. Dans le monde chinois, l'humain est l'agent intermédiaire entre le Ciel et la Terre.) Ainsi l'humain se considère généralement comme l'espèce « dominante » sur la Terre, et l'environnement est mis à sa disposition pour sastisfaire ses besoins.

Aujourd'hui les biologistes cherchent rarement à déterminer quelle serait l'espèce dominante, parce que la valeur adaptative de chaque caractère spécifique dépend de la niche écologique, et peut être très variable. On peut malgré tout considérer certaines qualités humaines que l'on ne retrouve pas, ou seulement à l'état embryonnaire chez les autres espèces animales.

L'humain animal le plus adaptable

Si l'on considère son aire de peuplement et la diversité des climats qu'il supporte, on peut dire que l'être humain est une des espèces les plus adaptable que nous connaissions. Grâce à son ingéniosité technique, l'humain peut survivre aujourd'hui du pôle Nord au Sahara, il a gravi le mont Everest et a plongé au fond des fosses océaniques, il traverse les océans, il aussi marché sur la Lune... Sans doute la fourmi, ou le rat, ont aussi un pouvoir d'adaptabilité très grand, mais c'est à une échelle différente. On peut penser que cette adaptabilité de l'humain est en grande partie due à la faculté qu'il a d'extérioriser ses moyens : alors qu'il faut des millénaires pour qu'une mutation permette à une espèce d'évoluer vers une nouvelle forme d'environnement, il suffit à l'humain de quelques générations pour inventer et diffuser un nouvel outil servant aux mêmes fins.

Homo faber

Bien des spécialistes considèrent que le propre de l'humain réside dans sa faculté de créer des outils permettant de décupler ses forces, de mieux avoir prise sur son environnement, de mieux s'en protéger. Là encore, ce n'est pas un critère absolu car un petit nombre d'espèces, comme certains singes et certains oiseaux, connaissent et utilisent des outils.

L'être humain, animal social

Le fait qu'en son immense majorité l'être ne puisse survivre qu'en société, et que ces société d'humains sont en général tissées d'un réseau complexes de rites et d'usages, a été très tôt remarqué par les penseurs, en Orient comme en Occident : Aristote a défini l'humain comme un animal social, Confucius déclare que, personne ne pouvant vivre avec les bêtes sauvages et les oiseaux, chacun se doit de participer à la société. La plupart des grandes créations humaines sont le produit d'une généalogie complexe d'influences culturelles et des efforts conjugués d'un groupe ou d'un peuple. Des pyramides aux haiku, des digeridoo aux navettes spatiales, c'est à une société d'humains que l'on doit attribuer la créativité et l'inventivité qui marque notre espèce.

Cependant, il ne s'agit probablement pas non plus d'un critère absolu, parce que des formes de société et de culture se trouvent assez largement dans d'autres espèces. La ruche est bien une société d'abeilles, des groupes de singes se transmettent des produits culturels qui ne se retrouvent pas sous la même forme dans le groupe voisin, pourtant soumis aux même conditions d'existence.

L'être humain et ses langues

Même si plusieurs espèces ont des moyens de simple communication, rien de comparable aux élaborations humaines n'a été retrouvé jusqu'à présent. Les grammaires complexes ou les concepts abstraits que chaque humain utilise tous les jours avec une facilité déconcertante ne se retrouvent nullement à l'état naturel chez les autres espèces et il faut un intense effort d'apprentissage pour qu'un dauphin, par exemple, puisse manipuler les plus rudimentaires de nos concepts abstraits.

Ainsi, selon le linguiste Noam Chomsky, un trait distinctif des humains serait l'instinct du langage, un mécanisme inné du cerveau capable d'acquérir un langage par l'observation de notre entourage.

Certains anthropologues pensent que ces traits visibles (la fabrication d'outils et le langage) découlent d'un processus mental moins accessible, et peut-être propre à l'humain : la capacité à penser symboliquement. Les êtres humains peuvent penser dans l'abstraction, manipuler des concepts, des idées. Ils peuvent se mettre en question, utiliser des raisonnements logiques, élaborer des règles morales, planifier consciemment des actions à long terme, tout cela d'une façon qu'on ne connaît chez aucune autre espèce animale, même si certaines ont montré quelques amorces de facultés dans ces domaines. Homo sapiens signifie d'ailleurs l'homme sage, l'homme qui pense.

Il faut noter cependant que l'on ignore tout des capacités cognitives des autres espèces du genre Homo, comme Homo Erectus, ou Homo neanderthalensis maintenant éteintes. On ignore même quelles étaient leurs capacités linguistiques. En revanche, ils fabriquaient des outils comparables aux nôtres, et la supériorité d'Homo sapiens au paléolithique sur son contemporain Neanderthal n'a rien de certain.

En fin de compte, la question « quel est le propre de l'humain ? » relève sans doute d'abord de la philosophie. Du point de vue de la biologie, cette question est peu pertinente. Les chats, les dauphins ou les moineaux forment des espèces distinctes, mais on ne demande pas quelle est la chose qui leur appartient en propre et les distingue de tous les autres. Découvrir d'autres espèces qui façonnent des outils, ou disposent d'un langage symbolique éclairerait peut-être notre évolution, mais cela n'effacerait pas la différence entre les humains et d'autres espèces.

Liens externes


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